Mers mortes


Auteur : Aurélie Wellenstein
Éditeur : Scrinéo
Genre : Fantastique
Nombre de pages : 364 pages

Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vangeance. Requins, dauphins, baleines..., arrachent l'âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, producteurs de l'humanité, peuvent les détruire. Oural est d'un d'eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu'il protège depuis la catastrophe, jusqu'au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes... De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geolier et l'objectif de ce dangereux périple. Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous?

Mon avis

Depuis quelques années, je suis avec une grande attention les parutions de l'autrice Aurélie Wellenstein, spécialisée dans le genre fantastique. J'avais adoré ma lecture de son premier roman "Le roi des fauves" et beaucoup apprécié sa lecture du second  "Loups chantants".

Mers mortes nous offre encore une sublime immersion dans un univers unique en son genre. Merci à Babelio et à Scrinéo de m'avoir permise de découvrir son dernier roman.

Imaginez un monde où les mers et les océans auraient disparu et où tous les animaux marins seraient morts. Ces derniers reviendraient lors de marées fantômes pour arracher l'âme des hommes survivants dans ce monde. Les seuls capables de se dresser contre eux sont les exorcistes, des hommes capables de purifier ses spectres. C'est le cas d'Oural (notre héros) qui vivait tranquille avec un groupe de survivants, jusqu'au jour où Bengale, un pirate le kidnappe. Sa vie va alors prendre une tout autre tournure.

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Si je ne devais retenir qu'une seule chose de ma lecture de "Mers Mortes", ce serait l'univers crée par Aurélie Wellenstein. L'autrice a encore une fois réussi à nous pondre une jolie pépite de l'imaginaire. Elle nous plonge dans un univers unique dont il sera vraiment dommage de passer à côté. Mers mortes possèdent un monde sombre, presque angoissant quand on pense que la réalité pourrait presque remplacer l'imaginaire. Le côté post-apocalyptique de ce roman fait passer des messages écologiques et humains. J'ai de nombreuses fois été mal à l'aise face à ces messages, car ils sont  criants de réalité à bien des moments.

La construction des aventures de notre héros d'Oural  est assez atypique, car il se retrouve malgré lui au milieu de la quête de son kidnappeur, le pirate Bengale.

De nombreux bouleversements viendront pimenter ces aventures en commençant par son propre enlèvement. J'ai trouvé que ce choix scénaristique était atypique car le lecteur ballade son poing de vue au gré des pensés de notre personnage principal. Et je peux vous dire que c'est assez difficile à cerner car il alterne entre adoration de ces kidnappeurs (en mode "syndrome de Stockholm), et une haine farouche de l'avoir retirer à son confort et à ses amis. Il a donc été difficile pour moi de s'attacher réellement à un des personnages.

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Dans son roman,  l'autrice développe chaque protagoniste qu'il soit  principal ou secondaire. Elle leur crée une identité et un passé qui les rend réel et explique leur comportement dans cette histoire.

L'intrigue avance petit à petit et à de nombreux rebondissements. Certains passages d'actions peuvent être durs, à la hauteur de ce monde qui se meurt petit à petit par les mains de l'Homme. La plume de l'autrice est réaliste. Les descriptifs sont marquants. On imagine facilement les lieux et l'univers.

La fin est peut-être le coup de théâtre le mieux amené de ce récit. Elle m'a totalement prise au dépourvu. C'est un des points forts de cette lecture.

En Bref,

Mers mortes est une lecture atypique; marquante par bien des aspects. Pour autant, il m'est difficile de vous dire si j'ai aimé ou non cette lecture. J'ai apprécié le message écologique que l'autrice a voulu faire passer. Mais j'ai eu énormément de mal avec les relations entre les personnages et même certaines réactions de notre héros. 

Mers mortes a suscité beaucoup d'émotions en moi. Elles m'ont mise mal à l'aise, souvent dérangées. Finalement, je serais incapable de vous dire si j'ai apprécié réellement cette lecture ou simplement détesté.  Ce fut une lecture atypique et marquante à sa manière. 

Mers mortes

7 commentaires sur “Mers mortes

  1. Personnellement, je l’ai adoré. C’était mon premier Aurélie Wellenstein (et ça l’est encore même si je compte bien corriger ça) et j’ai été profondément remuée. Je crois que je n’ai pas remangé de poisson depuis ma lecture ! Contrairement à toi, j’ai beaucoup apprécié les personnages, spécialement Bengale (qui phagocyte un peu le reste des protagonistes, j’avoue) et, à travers lui, la relation Bengale-Oural.

    1. Je pense que pour Mers Mortes soit on adore, soit on est perplexe de sa lecture. Tout se joue sur son attachement du personnage de Bengale. Mais Aurélie Wellenstein a un vrai talent pour créer des univers uniques. J’aime beaucoup ses romans habituellement.

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