Prudence


Prudence 

de 

Gail Carriger

  • Informations: 

Auteur: Gail Carriger
Traducteur: Sylvie Denis (Etat-Unies)
Genre: Steampunk/ Fantastique/ Aventure
Série: Le protocole de la crème anglaise
Tome: 1
Format: Poche
Nombre de pages: 538 pages

  • Résumé:

Au nom de la reine, de l’Angleterre et de la parfaite théière.
Quand Prudence Alessandra Maccon Akeldama- Rue pour les intimes- hérite d’un dirigeable, elle fait ce que n’importe quelle jeune femme aurait fait dans des circonstances similaires, elle le baptise: La coccinelle à la crème. Et elle s’envole pour l’Inde. Là-bas, elle tombe au beau milieu d’un complot mené par des dissidents locaux, du kidnapping d’une femme de brigadier et d’une famille de loups-garous écossais qu’elle ne connait, hélas, que trop bien.
Devant tous ces dangers, Rue devra s’en remettre à sa bonne éducation et, bien sûr, à ses aptitudes surnaturelles pour s’en sortir…

Résumé éditeur

  • Mon avis:

Prudence est le premier tome de la toute dernière série de Gail Carriger. Cette dernière porte le doux nom « Le protocole de la crème anglaise », qui annonce fièrement un retour en force de son auteure. Il a été publié de manière inédite chez Le livre de poche, dans leur collection Orbit.
Le protocole de la crème anglaise est une série qui se situe dans le temps après la toute première série de l’auteur « Le protectorat de l’ombrelle », série qui est (je vous le rappelle) une de mes séries favorites. Comme j’avais pu le remarquer dans sa série « Le pensionnat de Mlle Géraldine », Gail Carriger intègre dans ce roman des personnages qui ont déjà fait une apparition dans ces précédents romans (souvent comme personnages secondaires). Avant de commencer cette série, j’avais donc déjà rencontré une bonne partie des protagonistes qui voguent à l’aventure dans ce livre.
Je vous mentirais si je vous disais que je n’avais pas quelques appréhensions en commençant cette lecture. Les avis anglophones étaient loin d’être dithyrambiques et à force j’avais peur que l’auteur n’arrive pas à se renouveler. Cependant j’avais tout faux car une fois encore Gail Carriger nous embarque dans une aventure haut en couleurs et qui dévoile aux lecteurs un pan inédit de son univers.
Quel plaisir de retrouver l’univers fantastique et steampunk si particulier mis en place par l’auteur. Loup-garous, vampires viennent s’intégrer à la société victorienne du 19ème siècle avec une hiérarchie et une mythologique très rodées que j’avais eu l’occasion de découvrir dans ces précédentes séries de Gail Carriger. Et pourtant l’auteur innove car elle nous entraîne dans un pays étranger (plus précisément en Inde) et nous fait découvrir de nouvelles choses sur sa mythologie fantastique. J’ai particulièrement apprécié ce côté là de l’histoire. J’ai également adoré retrouver les dirigeables, et toutes les inventions qui ajoutent une touche de steampunk au roman. C’est tout cet ensemble qui fait que je ne me lasse pas de retrouver la plume de l’auteur dans d’autres aventures. Et que j’y retourne, encore et encore
Et parlons un peu de l’aventure de ce livre, Prudence nous offre une aventure sous fond de thé. Au premier abord, notre héroïne va devoir partir négocier une commercialisation de thé pour l’Angleterre en Inde pour aider son père adoptif. Bien évidemment, ce qui paraissait assez simple au premier abord va se révéler bien plus compliqué. J’ai également apprécié l’intrigue mis en place même si les rebondissements ne m’ont pas forcément pris aux tripes, j’ai passé un bon moment à suivre les périphéries de Prudence et de ses amis.
Mais je trouve que ce qui fait que le charme de Prudence, c’est son humour décalé. Avec  son côté très british, ce livre comprend une bonne dose de second degré, où l’héroïne (tout comme un Alexia du Protectorat de l’ombrelle) évolue dans le monde selon les convenances et avec une tenue toujours très adéquate et saillante
En parlant de vêtements, si vous entamez cette lecture, sachez qu’il y aura de nombreuses descriptions de froufrous, de chapeaux et autres frivolités de la mode anglaise. Des descriptions en veux-tu en voila, et à certains moments j’ai même trouvé cela un peu lourd. C’est peut-être le seul point noir de ma lecture, mais qui ne me l’aura pas terni pour autant.
« Oh très chère jeune dame, je vous assure que cette température douce et même émolliente, comparée à la souffrance estivale que nous inflige ce pays barbare. Vous êtes chanceux ou dois-je dire que vous apportez la chance? Vous avez vraiment choisi le bon moment pour nous rendre visite, la mousson vient juste de se terminer. Les pluies que nous avons eues ce mois-ci ne sont que roupie de sansonnet, une version affadie de notre habituel… »
Rue cessa de l’écouter. La femme de l’ambassadeur faisait de toute évidence partie de ces personnes qui aiment entendre le son de leur propre voix. Elle semait les termes fleuris autour d’elle telle une poule incontinente déposant ses œufs.  Cela n’aurait pas été aussi horrible si sa voix n’avait pas été aussi désagréablement nasale. La banalité ne faisait qu’empirer les choses. Mme Godwit était vraiment ennuyeuse. »
Extrait page 262 
Tout comme j’appréhendais la lecture de ce nouveau roman, j’appréhendais un peu la rencontre avec le personnage de Prudence. Notre héroïne souffre forcément de la comparaison avec un autre grand personnage de l’univers de Gail Carriger. On ne peux pas s’en empêcher en tant que lecteur, et fidèle de l’auteur. 
Au début de ma lecture, je n’ai pas éprouvé de sympathie pour Prudence. Elle était trop différente de ce que j’imaginais (J’avoue que son petit conflit familiale y a peut-être joué) Et puis petit à petit, j’ai appris à l’apprécier. J’ai énormément aimé sa particularité surnaturelle, qui ici aussi donne une touche de nouveauté. Cela la met dans des situations cocasses qui m’ont fait sourire à de nombreuses reprises. 
Du côté des personnages secondaires, j’ai apprécié retrouver certains que j’avais déjà croiser dans la série « Le protectorat de l’ombrelle ». L’auteur tise de nombreux liens entre ces séries faisant évoluer tous les personnages dans le même univers. Les nombreux personnages qui accompagnent Prudence sont tous différents et c’est ce qui fait qu’on s’attache plus à l’un ou l’autre. Dans l’ensemble, je les ai trouvé sympathique.
L’auteur met bien évidemment en place
une romance dans ce tome. Je ne sais pas si c’est voulu de l’auteur
mais cette romance même si elle est présente ne vous ferait pas
battre le cœur. Elle est même assez maladroite et je me suis
demandée si elle était faite pour perdurer. Affaire à suivre. 
La plume de l’auteur est un vrai
régale. Elle a une plume très cocasse avec de nombreuses métaphores
toutes les plus loufoques les uns que les autres
(comme vous pouvez le voir à l’extrait) L’humour est
vraiment au rendez-vous de ce roman et c’est ce que j’ai apprécié
.

En Bref,

Prudence pose les bases d’une nouvelle
série prometteuse
. Gail Carriger reprend tous les codes qu’elle a
utilisé auparavant pour nous proposer quelques choses de nouveau, au
plus grand plaisir des ces lecteurs. Alors bien sur Le protocole de la
crème anglaise » n’est pas encore au niveau de sa série phare « Le
protectorat de l’ombrelle » mais pour ma part je trouve que c’était un
très bon tome d’introduction pour la suite. Prudence m’aura embarqué dans une
aventure dépaysante et pleine d’humours au travers 500 pages de pur
plaisir. Vivement la suite !
 

15/20

Une très bonne lecture
Merci à la maison d’édition Le livre de poche pour la découverte de ce roman. 
Prudence

21 commentaires sur “Prudence

    1. @ Melliane: La série originale est à mes yeux indétrônables. Ni Le pensionnat de Mlle Géraldine, ni cette nouvelle série ne l'enlève de mon coeur. Le fait qu'on a découvert l'univers avec en est pour beaucoup. Mais j'ai passé un bon moment!

      @ Agathe Lou Lp: J'espère que tu aimeras si tu as l'occasion de découvrir.

      Merci pour vos commentaires Melliane et Agathe Lou LP. A bientôt sur vos blogs. 🙂

  1. Une série qui est dans ma Wish-List (j'avais adoré Le PRotectorat de l'Ombrelle), tu me donne envie de craquer la prochaine fois que j'irai en librairie. Prudence a l'air d'un personnage plutôt sympa. Par contre, je n'ai toujours pas lu non plus Le Pensionnat de Mlle Géraldine, tu me recommanderais plutôt laquelle en premier ?!
    Bisous =)

    1. @ Chess: C'est scandaleux que tu n'es pas fini Le protectorat de l'ombrelle. Même moi je l'ai lu!!! Mais je pense que tu aimeras beaucoup. 🙂

      @ Ethernya D: Franchement j'espère que tu aimeras car il est dans le même univers que Le protectorat et c'est hyper sympa de retrouver cet univers! J'ai peut-être préférée le premier tome du Pensionnat car j'ai eu moins d'attentes vis à vis du livre. Mais c'est un ressenti purement personnel. Merci pour ton commentaire et Bisous!

  2. J'ai aussi eu un peu d'appréhension car j'avais adoré Alexia et j'ai plutôt été ravie. Bon, il y a des défauts mais c'est pas mal du tout. On retrouve la même ambiance et le même univers avec des différences notoires 🙂

    1. @ Florence: Contente que dans l'ensemble on soit tous d'accord sur ce titre. Il y a des défauts c'est clair mais finalement l'ensemble fonctionne pas mal du tout! Merci pour ton commentaire Florence. 🙂

  3. Je n'arrête pas de me dire qu'il faut que je découvre les autres romans de cette auteure. Je me suis arrêtée en cours de route pour la série des "Sans …", mais pas parce que je n'avais pas aimé… Parce que… En réalité je n'en sais rien. Bon, il va falloir que je m'y remette!

    1. @ Céline: Oh non, tu ne peux pas faire cela! Il faut reprendre Le protectorat de l'ombrelle. En plus, je suis sur que tu as tous les tomes dans ta PAL! Je vais te harceler moralement pour que tu les lises. 😛
      Bisous. ^^

  4. Aaaah ! Merci pour cet avis ! Il me confirme que c'est vraiment LE roman sur lequel il faut que je mette les mains en priorité. 😉

    J'en profite pour te souhaiter mes meilleurs vœux bloguesques pour 2017, même si je commente peu je suis toujours les articles mis en ligne.

    1. Oh Roanne, ton commentaire me touche énormément! C'est gentil de venir lire mes articles consciencieusement. J'ai toujours du mal à chronique qu'autant de genre lise mes retours sur des livres xD
      Je te souhaite également de meilleurs voeux 2017 et une excellente année. A bientôt! ^^

    1. @ La tête dans les livres: Ha oui, je recommande vraiment d'avoir le le protectorat de l'ombrelle avant. ^^

      @ Nova Baby: Oui, tout à faire. Le pensionnat de Mlle Géraldine se situe avant! Je te recommande aussi Le protectorat de l'ombrelle. C'est une pépite!

  5. Comme je t'avais dit dans ton dernier C'est Lundi, j'avais eu un peu de mal avec les personnages et leur manque de sens pratique ^^, mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment quand même avec le roman. En plus du plaisir de retrouver la plume de Mme Carriger et son univers, je trouve qu'il y a quand même un bon potentiel dans ce petit groupe de héros (quand ils arrêteront de penser vêtements et thé). Enfin … chez Prudence, Percy et Quesnel, car Prim j'ai vraiment du mal avec elle. Je suis curieuse de voir si le T2 tient ces promesses du coup. Il attend dans ma pal et j'essayerai de me plonger dedans cette année.

    1. @ Gilwen: Oui, tu me l'avais dit. Mais moi j'ai quand même apprécié. Il y a de l'idée, mais c'est vrai que les personnages ont eu du mal à m'attendrir au début et puis petit à petit, je voulais quand même savoir ce qu'il allait devenir. Le prochain s'appelle Imprudence, je trouve cela rigolo! Bisous. 🙂 Et merci pour ton commentaire. 🙂

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