Lady Doll Tome 2: Une maison de poupée


Lady Doll tome 2:
Une maison de poupée

  • Informations: 

Scénariste: Daniele Vessella
Dessinateur/ Colorisation: Beatrice Penco Sechi
Traducteur: Chantal Paluszek
Éditeur: Soleil
Collection: Blackberry
Genre: Bande dessiné
Tome: 2
Nombre de pages: 48 pages

  • Résumé:

Gaja, tu ne parles qu’à tes poupées. 
Gaja, ton visage te vaut d’être rejetée du monde, 
et tes soupirants s’enfuient en te découvrant.
La seule personne à pouvoir te comprendre Goja, 
c’est moi, Sébastien. Moi qui t’aime telle que tu es 
et qui voudrais tant te prendre par la main. 
Gaja, ma tendre adorée, me laisserais-tu approcher? 
Quatrième de couverture éditeur

  • Mon avis:

Une maison de poupée est le second tome du dyptique de BD fantastique publié chez Soleil dans leur collection Blackberry. C’est une oeuvre italienne dont le scénario a été réalisé par Daniele Vessella. Le graphisme et la colorisation sont signés Beatrice Penco Sechi.

J’ai lu le premier tome l’année dernière. Sans adorer, j’avais noté une grande originalité dans cette bande dessiné. Dans ce premier tome, nous suivions l’histoire d’une jeune fille défigurée à la naissance, orpheline de mère et qui se sent très seule dans son quotidien. Elle est mis de côté à cause de son horrible visage. De plus son père est un être exécrable qui n’a aucune gentillesse à son égard et qui l’a garde sous son toit uniquement à cause de son héritage.
Gija trouve refuge auprès de ses poupées qu’elles considèrent comme les amies qu’elle n’a jamais eu.

Vous l’aurez compris, le premier tome était une histoire difficile et peu joyeuse, mais qui corrélait superbement avec le trait graphique et la colorisation. Elle s’était, cependant, terminée par une jolie conclusion. Et c’est pour cela que j’étais curieuse de voir les idées de l’auteur par la suite.

Dans le second volume de ce diptyque, nous retrouve Gija jeune femme, qui a un certain succès dans les salons. Cependant dès que ses courtisants voient son visage, ils partent en courant. La voilà donc de nouveau seule. Un beau jour, un peintre s’entiche de la jeune femme, et va essayer de lui prouver son amour. Mais il va se heurter à de nombreuses difficultés.

Ce second tome souligne encore une fois un dyptique original, dont la lecture m’a finalement été, pour tout vous avouer, très dérangeante. Je suis ressortie très mal à l’aise en refermant cette BD. Lady Doll nous décrit un conte macabre, à la conclusion surprenante, et dont la morale est difficile à appréhender.

L’héroïne est un personnage particulier, marqué par les nombreuses épreuves de sa jeunesse. Elle n’accorde sa confiance à personne à part à ses poupées. Avec un caractère très colérique, à la limite du borderline, il m’a été très difficile de compatir à la souffrance de Gija. Le protagoniste masculin qui intervient dans ce volume, m’a plus plu. Il apporte la touche de normalité à cette lecture.

L’intrigue tourne toujours autour de la vie de Gija, et de sa recherche du bonheur. La scénariste réintroduit le méchant du premier tome pour mettre des bâtons dans les roues de notre héros. Et je dois dire qu’il y arrive superbement.


 Cette BD comprend de nombreux retournements et le lecteur ne s’ennuie pas une seule seconde. Elle a l’avantage de vraiment vous tenir en haleine, et en tant que lecteur, on a envie de savoir ce qu’il se passe ensuite, malgré le côté dérangeant qui m’a suivi tout le long de ma lecture.

Pour le graphisme, je ne peux que noter une grande originalité dans le coup de crayon. Chose que j’avais déjà relevé dans le premier tome, et qui m’avait donné envie de poursuivre la série. Les personnages ont un graphisme très étiré, donnant un aspect très gothique à l’ensemble du dessin. La colorisation renforce cette sensation et cela donne un aspect global à la BD très lugubre, un peu comparable aux univers de Tim Burton. L’ambiance globale ne plaira pas à tout le monde, mais c’est un des points que j’ai préféré dans cette BD.

La conclusion et tout particulièrement la morale est ce qui m’a le plus dérangé dans cette ouvrage. Sans vous en dire trop pour que vous gardiez la surprise, ce n’est pas du tout celle que j’attendais. J’ai refermé cette BD avec un réel sentiment de malaise, ne sachant pas si j’avais aimé ou non.

En Bref, 

Lady Doll est l’équivalent d’un conte macabre, qui démontre sur bien de points une grande originalité.  Une chose est sur, elle ne ressemble à aucune autre BD que j’ai pu découvrir auparavant. Pour autant, cette histoire n’aura pas su entièrement me toucher et m’aura mis mal à l’aise à de nombreuses reprises. Est ce l’effet initial de ce dyptique? Peut-être? Mais si c’est le cas, je pense que je n’étais pas le public visé et que je ne l’aurais pas apprécié à sa juste valeur.


Cependant cette bande dessiné a plu à de nombreuses personnes. Je vous laisse d’ailleurs l’avis de la blogueuse et booktubeuse Les lectures sucrées qui a beaucoup aimé ces BD. 

10/20

Lecture mitigée

Mon avis sur le tome 1

Lady Doll-La poupée intime



Lady Doll Tome 2: Une maison de poupée

8 commentaires sur “Lady Doll Tome 2: Une maison de poupée

  1. J'ai lu le tome 1, pas encore le tome 2 et moi aussi, je suis plutôt mitigée. Certes, le graphisme et les couleurs sont plutôt beaux, mais l'histoire, les personnages, l'ambiance… c'est bizarre.

  2. J'aime beaucoup les histoires un peu macabres, les morales dérangeantes et les dessins ont l'air super sympas ! Je note malgré tout car tu m'as donné envie de découvrir cette bd !

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